Couverture du rapport Sport Suisse 2026 : un cours de fitness en plein air dans un parc

Sport Suisse 2026 : ce que l’enquête nous dit, et ce qu’elle dit du squash

Tous les six ans, l’Office fédéral du sport (OFSPO) mesure les habitudes sportives de la population suisse. L’édition 2026 repose sur près de 15 000 personnes de 15 ans et plus. Voici l’essentiel, puis ce qui concerne notre sport.

Les grandes tendances

  • Le boom du sport plafonne. 52 % de la population fait du sport plusieurs fois par semaine (3 heures ou plus) et 17 % n’en fait pas du tout, contre 51 % et 16 % en 2020. C’est la première fois en 25 ans que la pratique cesse de progresser. Le rapport parle d’une stagnation à un niveau élevé, et la Suisse reste en tête en Europe avec les pays nordiques.
  • Les centres de fitness dépassent les clubs. 22 % des adultes ont un abonnement de fitness, contre 19 % qui sont membres actifs d’un club (22 % en 2020). Les membres de fitness mettent en avant la liberté, la flexibilité et les horaires d’ouverture.
  • La musculation et le yoga explosent, les sports « de toujours » reculent. Musculation +6,4 points (19,7 % de la population), yoga +3,3 points. À l’inverse, natation (-13,8), ski (-11,6), cyclisme (-8,4) et randonnée (-7,9) perdent des adeptes. Le padel fait partie des rares sports en hausse.
  • On pratique moins de sports différents. 3,7 sports en moyenne par sportif, contre 4,5 en 2020. Une partie de cette baisse tient au mode de réponse (94 % en ligne, souvent sur téléphone) : les sports pratiqués occasionnellement sont moins souvent cités.
  • La compétition perd du terrain. 16 % des sportifs participent à des compétitions (20 % en 2020). La santé et la forme (93 %) et le plaisir de bouger (77 %) restent les premières motivations. La Suisse romande garde la plus forte part de compétiteurs (18 %).
  • Les horaires s’assouplissent. Le soir reste le moment préféré, mais il ne concerne plus que 44 % des sportifs (56 % en 2014) ; près d’un quart choisissent leur horaire au cas par cas.
  • Le rattrapage de la Suisse latine s’arrête. 14 % de non-sportifs en Suisse alémanique, 22 % en Suisse romande, 28 % au Tessin.
  • Les écarts sociaux persistent. Le revenu, la formation et la nationalité pèsent le plus sur la pratique. 14 % des non-sportifs citent le coût comme frein (10 % en 2020).
  • Le numérique s’installe. 37 % des sportifs utilisent des applis, vidéos ou montres, surtout pour enregistrer leurs performances. Chez les 15-24 ans, les réseaux sociaux touchent autant de monde que la télévision pour suivre l’actualité sportive.
  • Le bénévolat tient bon. Une bonne moitié des membres actifs de clubs s’engagent bénévolement. 28 % de ceux qui n’ont pas de fonction seraient prêts à en prendre une, et 44 % de ces volontaires potentiels n’ont jamais été sollicités.

Les tendances pour le squash

  • Environ 75 000 pratiquants. 1,0 % de la population de 15 ans et plus cite le squash parmi ses sports, contre 1,6 % en 2020 (-0,6 point). Le badminton (-1,1) et le tennis (-1,2) reculent aussi.
  • Recul plus marqué en Suisse romande. 0,8 % de la population romande (-1,4 point), contre 1,1 % en Suisse alémanique (-0,4) et 0,5 % au Tessin.
  • Une pratique surtout occasionnelle. 12 jours de jeu par an en moyenne ; le squash n’est le sport principal que de 0,1 % de la population (environ 7 500 personnes). Or c’est justement la pratique occasionnelle qui a le plus reculé en 2026, en partie à cause du mode de réponse.
  • Un profil encore très masculin. Âge moyen de 39 ans, 31 % de femmes. Le squash fait partie des sports où les ménages au revenu supérieur à 7000 francs sont surreprésentés.
  • Un potentiel du côté des femmes. 0,3 % des sportifs aimeraient se mettre au squash ou en faire davantage, un chiffre stable depuis 2020. Parmi eux, 71 % sont des femmes (âge moyen 41 ans).
  • Des salles au rayonnement régional. 6 % de la population a fréquenté une salle de squash, de badminton ou de padel dans l’année. 57 % des usagers se déplacent dans leur région pour y jouer, et 22 % seulement jouent dans leur propre commune.
  • Le padel dans les mêmes murs. Le padel progresse, alors que la plupart des sports de raquette reculent. L’enquête le classe avec le squash et le badminton pour les infrastructures.

Source : Lamprecht, Bürgi, Stamm, Gebert (2026), Sport Suisse 2026 – Activité et consommation sportives de la population suisse, OFSPO, Macolin.